vendredi 19 octobre 2007

jeudi 18 octobre 2007

Concert : Le 18/11/07 !-)


http://imprimerie168.blogspot.com/

AcoustiK auditorium (mai 2007)

video

Du nouveau à l’Est de l’Ouest : BoXoN


8 octobre 2007
Léonard Burns


En découvrant les concerts de Boxon sur le site « tous en live », une impression très ancienne s’est imposée à moi, une sensation oubliée de ma prime jeunesse

C’était un certain dimanche de 1964. Alors je vivais à Toronto et, comme des millions de pré-ados américains et canadiens, j’étais ce neuf février scotché à la télé. Ed Sullivan présentait le groupe de l’heure. Les Beatles. Rien de moins ! A plus de quarante ans de distance, je me souviens encore de cette drôle d’excitation lorsque Georges Harrisson entama les premiers accords d’All My Loving. Quelque chose de nouveau était en marche et en direct sur l’écran de notre téléviseur noir et blanc et on en faisait partie ! Aujourd’hui les choses ont bien changé. La télé ne débusque les talents que pour les « staracadémiser ». La nouveauté, la diversité c’est sur le Net qu’il faut la trouver désormais. Aussi, quand on tombe sur une pépite aussi précieuse que Boxon, il est normal de la faire partager. Car le son de Boxon n’est pas moderne dans le sens où l’entend notre époque avide de prêt-à-jeter. Il est original, mieux, originel. Leur musique plonge au cœur des terreaux du rock : le country, le rythm and blues, le folk.

Folk

Ce retour aux sources est salutaire et donne d’emblée à ce très jeune tandem - Valentin Marceau à la guitare acoustique et à l’harmonica et Marlon Rouet aux tambourins et à la batterie- leur aplomb et ce son singulier qui les préserve des imitations serviles. Certes les influences sont présentes, elles fourmillent même, mais elles sont étonnament digérées, intégrées. Leur premier cd intitulé fort justement à l’Est de l’Ouest l’illustre éloquemment. Que ce soit le bref Duel, clin d’œil aux Platters ou la ballade nostalgique de Pied tendre, Banjo plus country ou le taxeur de rimes où le groupe avoue sans ambages son ambition de faire main basse sur le folk américain à travers son chanteur le plus emblématique : Bob Dylan. La citation de l’auteur de « Like a Rolling stone » en début de chanson est un hommage qui relève la hauteur du défi que Boxon entend relever . Et c’est ce qui fait tout l’intérêt de leur démarche : rester soi-même -c’est à dire Français- tout en s’ouvrant aux meilleures sources. Bien sûr, ce n’est pas la première fois que les musiciens français explorent ce territoire. Par le passé Dick Rivers, Richard Anthony ou encore Joe Dassin avec ses balades sans parler de l’incontournable Johnny Halliday y sont allés puiser certaines de leurs plus belles chansons. Plus près de nous, Alan Stivell ou encore Malicorne ont acclimaté le folk à leur Bretagne natale. A la différence de leur illustres aînés qui interprètent le country avec la fervente gravité du prosélyte, revenu du pèlerinage à Nashville, Boxon s’approprie du folk, comme s’il lui appartenait d’emblée. D’où la dimension festive, jubilatoire de leur musique qui embrasse d’un même tenant les mélopées d’un Guthrie, d’un Young, d’un Leonard Cohen et l’ironie bougonne ...d’un Brassens ! Étonnante désinvolture de la jeunesse qui se fiche des conventions et des frontières et du coup fait mouche sans même s’en apercevoir ! A cet égard la chanson éponyme à l’Est de l’Ouest résonne comme un manifeste. « Ce pays bénit et tolérant où tout serait permis » exprime non seulement la voie entre folk et rythm and blues que Boxon entend explorer mais aussi le renouveau artistique, tout genre confondu, qui s’affirme dans l’Est parisien et les communes limitrophes de la Seine Saint-Denis.

Rythm and Blues

Pour leur deuxième album éponyme, Boxon adopte un son résolument rythm and blues. L’architecture mélodique se complexifie. Le tandem s’étoffe de musiciens du même âge qu’eux Matthieu Gérard-Tulane au tambourin, à la guitare, Jérome Serey à la Basse, Lucile Mikaelian au piano et au chant ou encore exceptionnellement, un adulte : l’harmoniciste Bako Michaëlian, l’un des meilleurs en France. C’est dans cet opus sans doute que Boxon se rapproche le plus de la première vague anglaise dont les Beatles ont été les précurseurs . On y trouve le même tempo binaire, les même riffs, le même type de refrain simple et obsédant ; bref le même talent à faire feu de tout bois. Cette volonté s’exprime avec a-propos dans les chansons comme « Les premiers seront les derniers » ou encore dans « Narcisse Blues », un rock bien carré et pas sérieux pour deux sous. C’est ça l’esprit Boxon : éclectique sachant prendre des risques.

Boléro

Avec Limbes où Boxon met en musique les vers du poète Fulvio Caccia, nous sommes dans un tout autre registre. Même si la chanson « Voyage » fait écho à Jacques Dutronc, c’est du côté du classique que le tandem musarde désormais. Il y a le surprenant limbes II-III où la scansion binaire, répétitive épouse à merveille le texte du poème. Résultat : un boléro lancinant et obsessionnel qui rappelle Ravel. La suite IV et V est tout aussi émouvante bien que dans une tonalité moins grave, plus aérienne. Le tempo bien scandé avec guitare, tambourin et cymbales, créent une ambiance acoustique magique, inégalable, proche de la musique sérielle mais sans son formalisme. C’est sans doute l’un des morceaux les plus beaux et les plus achevés du tandem. Étonnant Boxon.

Tout se passe comme si en faisant mine de ne pas y toucher, ce duo de musiciens, bosseurs comme dix, revisitent les différentes provinces de la musique contemporaine. Certes le groupe a encore besoin d’évoluer pour être tout à fait au point : les voix doivent s’imposer davantage, les textes mûrir, la ligne mélodique se diversifier. Mais, compte tenu de la rapidité avec laquelle ils ont progressé jusqu’ici - six mois seulement séparent le premier cd du troisième et le quatrième, dit-on, est déjà en route- nul doute qu’ils y parviendront le doigt dans le nez. Après tout ils n’ont que seize ans ! « La valeur n’attend pas le nombre de années » disait Corneille. Au lecteur septique, je suis prêt à parier une bouteille de champagne que Boxon sera, sauf imprévu, un incontournable de la scène musicale en France et, pourquoi pas, à international d’ici les cinq prochaines années. L’expérience (et les cheveux blancs qui va avec) sert au moins à cela : savoir distinguer le bon grain de l’ivraie. Enfin, last but not least, et pour prouver que les dieux sont avec eux , le nom du groupe commence par la lettre « B » comme « Beatles » et qui plus est, ils proviennent d’une commune, les Lilas, dont le nom commence par la lettre « L » comme Liverpool ! Vernis, les gamins. Je vous le dis, ils sont v-e-r-n-i-s !

mardi 10 juillet 2007

Le nouveau cd !!!!

Ce cd propose des mélodies plus rock voire psychédélique!!
14 titres a votre disposition pour 50 min de bonheur total !! =D
Trois extraits sont à votre disposition sur :

http://www.tousenlive.com/boxon

mardi 12 juin 2007

Live à la Menuiserie

Après plusieurs petits concerts sympathiques, BoXoN décide d'enregistrer leur premier CD Live à la Menuiserie ( Archipel 93. 77 rue Jules AUFFRET 93500 Pantin ).

CD composé de huit musiques Live :

1) Le Crachoir ----- 5) Une nuit au FarWest
2) Le Tolar -------- 6) Le Taxeur de Rimes
3) L'Avare --------- 7) Pied Tendre
4) Cactus ---------- 8) The End

Les Limbes

Poète, nouvelliste et essayiste, Fulvio Caccia met en place avec Valentin Marceau une idée de CD. Celui-ci serait composée des textes poétiques de l'auteur Canadien et de la composition musicale du chanteur guitariste de BoXoN. Une fois le CD pensé, Valentin chantera les textes de fulvio avec sa guitare et son harmonica façon Dylan. Six Titres sont sur cet album à votre disposition !!!